
Reprendre la main
Quand on ne maîtrise plus son corps, le réflexe peut être de vouloir maîtriser encore davantage tout le reste.





1. Je contrôle. J’influence. Je lâche.
Quand tout se mélange, je commence par remettre les sujets à leur place. Ce qui dépend réellement de moi. Ce que je peux influencer. Ce qui ne dépend pas de moi.
À essayer
2. Mon budget d’énergie
On parle beaucoup de gérer son temps. Quand l’énergie devient une ressource limitée, le temps ne suffit plus. Certaines tâches prennent vingt minutes et nous vident. D’autres prennent deux heures et nous font du bien.
Mon inventaire
Ce qui me coûte beaucoup. Ce qui me recharge. Ce que je continue à faire uniquement parce que j’ai toujours fait comme ça. Ce que quelqu’un d’autre pourrait faire à 80 pour cent aussi bien que moi.
3. Moi. Déléguer. Supprimer.
Est ce vraiment à moi de faire ça ? Est ce vraiment nécessaire ? Que se passe t il réellement si je ne le fais pas ? Trois questions qui fonctionnent au bureau comme à la maison.
4. Repérer ses limites avant de les dépasser
La difficulté n’est pas seulement de savoir dire non. Encore faut il repérer le moment où le non devient nécessaire. Fatigue. Irritabilité. Agenda sans respiration. Sollicitations permanentes. Impression que tout repose sur soi.
Des phrases courtes. Sans roman justificatif.
Pas aujourd’hui.
Je peux le faire, mais pas dans ce délai.
Qui d’autre peut s’en charger ?
Non, ce n’est pas une priorité pour moi maintenant.
5. Urgent, important ou simplement bruyant ?
Un mail en rouge. Un téléphone qui sonne. Quelqu’un qui dit que c’est urgent. Tout cela produit du bruit. Pas forcément de l’urgence.
Trois questions
Urgent pour qui ?
Que se passe t il vraiment si j’attends vingt quatre heures ?
Suis je la seule personne capable de répondre ?
6. Demander de l’aide avant d’en avoir absolument besoin
J’ai longtemps été beaucoup plus douée pour aider que pour demander. Le problème, c’est qu’attendre d’être au bout du rouleau pour solliciter quelqu’un laisse assez peu de marge.
Demander de l’aide devient plus simple quand la demande est précise. À qui puis je demander ? De quoi ai je besoin exactement ? Qu’est ce que je peux confier sans reprendre le sujet derrière ?
7. Le minimum acceptable
Tous les jours ne sont pas des jours à 100 pour cent. À quoi ressemble une journée suffisamment bonne au travail ? À la maison ? Avec les enfants ? Avec ses parents ? Pour soi ?
Accepter le suffisamment bien n’est pas renoncer. C’est parfois ce qui permet de durer.
8. Le triangle de Karpman. Quand les rôles bougent.
Le triangle de Karpman décrit trois rôles dans lesquels une relation peut s’enfermer. La Victime se sent dépendante. Le Sauveur prend en charge. Le Bourreau critique, contrôle ou reproche.
Pendant ma convalescence, j’ai été la Victime. Une amie a pris la place du Sauveur. Quand j’ai retrouvé de l’autonomie, l’équilibre a changé et la relation a parfois basculé vers le rôle de Bourreau.
La sortie ? Ni Victime, ni Sauveur, ni Bourreau. Deux adultes dans une relation équilibrée.
Reprendre la main ne voulait pas dire reprendre le contrôle sur tout.
Mon essentiel
Des repères concrets à garder sous la main, même les jours plus compliqués.
Voir les repères →Les outils, c’est bien. Mais la vraie vie déborde toujours un peu.
Dans La boîte à confettis, je raconte ce qu’il y a autour de la maladie. Le couple. Les enfants. Le boulot. Le corps qui change. Le regard des autres et celui qu’on porte sur soi. Les colères. Les ratés. Les moments où l’on tient encore debout sans trop savoir comment.
Et puis ce qu’on finit par reconstruire. Pas forcément comme avant. Et parfois, c’est très bien comme ça.
→ Découvrir La boîte à confettis