
Changer de trajectoire
Comment transformer ce qui change en un nouveau point de départ, sans chercher à revenir exactement comme avant.





1. Et si revenir comme avant n’était plus le bon objectif ?
Pendant longtemps, j’ai voulu retrouver ma vie d’avant. Mon énergie d’avant. Mon corps d’avant. Mon rythme d’avant.
Sauf qu’à force de regarder derrière, on finit parfois par ne plus voir ce qui pourrait exister devant.
Changer de trajectoire ne veut pas forcément dire tout envoyer promener et partir élever des chèvres dans le Larzac. Cela peut commencer beaucoup plus simplement. En se demandant ce qui, aujourd’hui, ne nous convient plus.
Avant. Maintenant. Et demain ?
Qu’est ce que je veux garder ?
Qu’est ce qui ne me convient plus ?
Qu’est ce que j’ai envie d’essayer autrement ?
2. Qui suis je quand je ne peux plus être celle que j’étais ?
Quand on s’est beaucoup définie par ce que l’on fait, ce que l’on gère et ce que l’on réussit, la perte de certaines capacités touche bien davantage que l’organisation quotidienne.
Si je ne suis plus celle qui peut tout faire, est ce que je suis encore moi ?
J’ai mis du temps à comprendre que la question était peut être mal posée.
Je suis plus que mes rôles
Dirigeante. Mère. Compagne. Fille. Professionnelle. Amie. Et tout ce qui existe derrière ces étiquettes.
3. Faire l’inventaire de ce qui a changé
4. Travail, revenus, valeur
Travailler moins ne veut pas forcément dire créer moins de valeur.
Les questions utiles
De combien ai-je vraiment besoin ?
Que me coûte mon travail ?
Puis-je travailler moins, autrement ?
Puis-je vendre mon expertise plutôt que mon temps ?
Quelle sécurité garder avant de changer ?
Changer de trajectoire, c’est aussi trouver comment créer assez de valeur pour en vivre.
5. Le corps change. Le regard aussi.
Il y a le corps que l’on voit dans le miroir. Et celui avec lequel il faut désormais négocier tous les jours.
J’ai longtemps voulu que le mien redevienne comme avant. Il avait manifestement un autre projet.
Le regard sur soi change. La féminité aussi parfois. Il y a les cicatrices, la fatigue qui se voit ou ne se voit pas, le regard du conjoint, celui des autres et celui du monde professionnel.
6. S’autoriser une trajectoire qui ne ressemble pas au plan initial
Tout ce qui nous arrive n’a pas besoin d’avoir un sens. En revanche, nous pouvons décider de ce que nous allons en faire.
Mon prochain petit déplacement
Qu’est ce que je veux davantage dans ma vie ?
Qu’est ce que je veux moins ?
Qu’est ce que je peux changer maintenant ?
Qu’est ce qui demande davantage de temps ?
Quel est mon premier petit pas ?
Changer de trajectoire, ce n’est pas repartir de zéro.
On repart avec ce que l’on sait faire. Ce que l’on a appris. Ce que l’on ne veut plus. Ce que l’on veut préserver. Et parfois avec des contraintes que l’on n’avait absolument pas prévues.
La question n’est peut être plus : « Comment retrouver ma vie d’avant ? »
Avec ce que je suis aujourd’hui, qu’est ce que je peux construire maintenant ?
Et aujourd’hui ?
Cette question de la trajectoire fait aussi partie de mon travail auprès des femmes dirigeantes qui traversent un changement personnel ou professionnel.
→ Découvrir mon activité professionnelle ↗Tout n’a pas besoin d’avoir un sens. Mais je peux encore décider de ce que j’en fais maintenant.
Mon essentiel
Des repères concrets à garder sous la main, même les jours plus compliqués.
Voir les repères →Les outils, c’est bien. Mais la vraie vie déborde toujours un peu.
Dans La boîte à confettis, je raconte ce qu’il y a autour de la maladie. Le couple. Les enfants. Le boulot. Le corps qui change. Le regard des autres et celui qu’on porte sur soi. Les colères. Les ratés. Les moments où l’on tient encore debout sans trop savoir comment.
Et puis ce qu’on finit par reconstruire. Pas forcément comme avant. Et parfois, c’est très bien comme ça.
→ Découvrir La boîte à confettis