Ce livre parle beaucoup de solitude, de silence, de tout porter seule. Il serait injuste de refermer ces pages sans un mot pour celles et ceux qui, sans le savoir, m’ont tenue debout. Souvent dans un rôle secondaire, parfois dans une seule scène, mais jamais pour rien.
L’aide à domicile, dont le nom n’apparaît jamais dans ce livre, mais dont les mains ont préparé des centaines de repas, géré des bains, tenu la maison quand je n’en avais plus la force.
Bernard Werber, qui ne le saura jamais, mais dont Les Thanatonautes m’a tenu compagnie la nuit la plus longue de ma préparation à la coloscopie. Un livre qui a fait le travail d’un ami, sans le vouloir.
Cette amie qui, un soir d’octobre 2025, a dit simplement : « Ça a l’air d’aller, on pousse jusqu’à Bandol ? » Une phrase anodine qui a fait de moi, de nouveau, une conductrice.
Ma marraine lilloise, venue me voir alors que je réapprenais à conduire en ville, sans savoir qu’elle assistait, depuis le siège passager, à une reconquête.
Le docteur Vasseur, présence constante en filigrane de tout ce livre, dont le sérieux et l’humour ont accompagné plus d’une décennie de cette histoire.
Les équipes de l’AP-HM Marseille Nord, qui ont accompagné les moments où mon corps ne me laissait plus vraiment le choix. Et, en particulier, mes trois drôles de dames : ma gastro-entérologue, ma chirurgienne et ma psychologue. Trois métiers, trois regards, trois façons de m’accompagner quand il fallait soigner le corps, décider, tenir… et parfois simplement remettre un peu d’ordre dans le chaos.
On avance aussi grâce à des gens qui, souvent, ne savent même pas le rôle qu’ils ont joué.
